engouer v. a. (en-gou-é)
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1Obstruer le gosier. Ce canard avala un morceau trop gros qui l'engoua.
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2S'engouer, v. réfl. Se causer un embarras dans le gosier. Il s'engoue à force de manger avec gloutonnerie. Quand les petits enfants s'étouffent à force de téter avidement, on dit qu'ils s'engouent. S'engouer à force de crier, de boire.
- Il ne mange pas, il dévore,Et le fait tant avidement,Qu'il s'engoue ordinairement Scarron, Virg. III
Mme de Maintenon triompha froidement d'elle [Madame], la laissant s'engouer de parler, de pleurer et de lui prendre les mains
Saint-Simon, 94, 238Michau : Eh ! mais, si je beuviemes ? - Henri : C'est bien dit, car je m'engoue
COLLÉ, Partie de chasse, III, 10
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3Fig. Être pris d'engouement.
- Mais mon génie a toujours, je l'avoue,Fui ce faux air dont le bourgeois s'engoue J.-B. Rousseau, A M. de Breteuil, liv. I, Ép.
Insensiblement je m'engouai de cette petite retraite
J.-J. Rousseau, Conf. v.Vous avez encore un autre défaut, c'est de vous prévenir, et, comme on dit, de vous engouer à l'excès en faveur de certains ouvrages
D'Alembert, Portr. de Mlle de l'Espinasse.
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Absolument. Cet homme s'engoue facilement.
Étymologie
En 1, et le radical gav, qui se trouve dans gavion (voy. ce mot) ; Berry, agouer. Le passage du sens propre au sens figuré consiste en ce que l'esprit est occupé par quelque chose comme le gosier par ce qui l'engoue ; c'est une lésion, un mal de l'esprit comme du gosier ; car l'engouement est considéré comme un travers.