engourdir v. a. (an-gour-dir)
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1Causer dans un membre une sorte de paralysie momentanée, incomplète. Le froid engourdit les membres. La torpille engourdit la main de ceux qui la touchent.
On peut comparer les malheureuses productions de cette espèce à ces jours affligeants de l'hiver, où un brouillard épais, joint à une gelée pénétrante, semble à la fois engourdir et contrister tous les êtres vivants
D'Alembert, Éloges, Crébillon.Je baise bien tendrement vos pattes, et si, je les exhorte à ne se laisser ni brûler, ni engourdir
D'Alembert, Lett. à Voltaire, 15 oct. 1776
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2Fig. L'oisiveté engourdit l'esprit.
Il se prenait à tout ce qui pouvait engourdir son impatience
Hamilton, Gramm. 11
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3S'engourdir, v. réfl. Devenir engourdi. Le loir s'engourdit pendant l'hiver.
Ses membres épuisés s'engourdissent et le cours du fleuve l'entraîne
Fénelon, Tél. IVMaintenant je m'engourdis avec la nature jusqu'à ce qu'elle renaisse, je ne vis plus
J.-J. Rousseau, Lett à Mme de Suze, Corresp. t. VI, p. 142, dans POUGENS.
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Fig. Vous vous engourdissez dans le repos.
On perd l'habitude de réfléchir comme celle de marcher ; et l'âme s'engourdit et s'énerve comme le corps dans une stupide indolence
Marmontel, Élém. litt. Œuv. t. VII, p. 415, dans POUGENS
Étymologie
En 1, et gourd ; provenç. engordir.