enlevé, ée part. passé. (an-le-vé, vée)
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1Levé en haut. Le plateau de la balance enlevé par un poids. Un fardeau enlevé de terre.
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Terme de blason. Se dit de certaines pièces de l'écu qui paraissent enlevées.
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Terme de sculpture. Feuilles enlevées, feuilles d'arbres qui sont détachées du fond.
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Fig. et familièrement. Cela est enlevé, se dit d'un dessin large, facile et hardi, d'un morceau de musique joué très bien et très vivement, et aussi d'une scène, au théâtre.
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Fait rapidement. Un volume enlevé en dix jours est un volume fait en dix jours.
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2Emporté, soustrait.
- Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient La Fontaine, Fabl. I, 13
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3Pris de vive force. Une place enlevée à l'ennemi. Position enlevée à la baïonnette.
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4Qui est l'objet d'un rapt. Une femme enlevée.
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5Qui a perdu la vie par une maladie.
Elle a été enlevée en six jours, sans connaissance ; enfin cela est pitoyable
Mme de Sévigné, 353
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6Acheté avec empressement.
Mon livre était enlevé, la première édition en était épuisée
Marmontel, Mém. VIII
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7Ravi, charmé.
Cet événement est grand, et si singulier, si brillant, si extraordinaire qu'on en est enlevé
Mme de Sévigné, 600On était enlevé des grâces de sa conversation [de Mlle Rose]
Saint-Simon, 87, 131Ici je me sentis enlevé hors de moi par de plus invincibles charmes
Marmontel, Mém. X