ennoblir v. a. (an-no-blir, an prononcé comme dans antérieur)
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1Donner de la noblesse, de la dignité.
- C'est ce glorieux titre....Que je viens ennoblir par celui de captif Corneille, Pomp. IV, 3
- Le cœur voudrait toujours ennoblir ce qu'il aime Delille, Imagin. II
Les ambitieux pensent que les intérêts politiques ennoblissent et justifient tout
Mme DE GENLIS, Jeanne de France, part. I, t. I, p. 30, dans POUGENS.
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Absolument.
Cette rage d'ennoblir, ce jargon, ce ton de cour infectant le théâtre et la littérature sous Louis XIV et depuis, gâtèrent d'excellents esprits
Paul-Louis Courier, Hérodote, préface.
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2S'ennoblir, v. réfl. Gagner de la noblesse, de la dignité, de l'honneur.
- Et dans les plus bas rangs les noms les plus abjectsOnt voulu s'ennoblir par de si hauts projets Corneille, Cinna, IV, 4
Et le trône et le roi se seraient ennoblis à soutenir la main qui les a rétablis
Corneille, Pomp. III, 2
Remarque
Dans le XVIIe siècle, on ne distinguait pas ennoblir d'anoblir : ; ; ; Aujourd'hui une distinction s'est établie entre ces deux mots qu'il ne faut plus confondre : ennoblir c'est donner de la noblesse, du lustre ; anoblir, c'est donner la noblesse, rendre noble. On comprend d'ailleurs que ennoblir et anoblir sont deux orthographes et deux prononciations différentes du même mot.
Étymologie
En 1, et noble.