entériner v. a. (an-té-ri-né)
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Ratifier juridiquement un acte pour le rendre valable. L'arrêt qui entérine une requête.
- Entériner des lettres de rémission PATRU, Plaid. 5, dans RICHELET
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Absolument.
Si le parlement entérine sans le roi, ou s'il refuse d'entériner sur l'ordre du roi, ce n'est plus le parlement du roi, mais un corps révolté
Pascal, Pensées sur le pape et l'Égl. 16
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Fig.
- Ma prière parvint aux temples étoilés,Parut devant sa face, et fut entérinéeD'un mot qui fit trembler les citoyens ailés La Fontaine, t. VI, p. 47, éd. Walckenaër.
Ce saint pontife [Jésus-Christ] par qui toutes les grâces sont entérinées
Bossuet, Asc. 3
Remarque
Vaugelas avertit contre la mauvaise prononciation intériner ; elle avait prévalu dans le XVIe siècle, qui, par affectation de latinité, a changé plus d'une fois les formes vraiment françaises.
Étymologie
Anc. franç. enterin, qui avait donné l'adverbe enterinement, et dont le sens et l'étymologie sont les mêmes que pour entier : forme latine fictive intergrinus, de integer, entier. Entériner signifie donc, proprement, rendre entier, complet. Vaugelas le tire de l'intérim accordé par Charles Quint aux protestants ; mais, le mot existant dès le XIIIe siècle, cette étymologie n'a aucune valeur.