entasser v. a. (an-tâ-sé)
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1Mettre en tas. Entasser des gerbes. Entasser des livres dans une chambre.
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Accumuler. Entasser des écus.
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Absolument.
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2Fig. Entasser des citations.
- C'est vouloir entasser offense sur offense MAIR., Soliman, v, 6
Cet auteur a entassé comparaison sur comparaison
Bossuet, Avert. 6Vous entassez vertu sur vertu, bonne œuvre sur bonne œuvre
Mme de Maintenon, Lettre au card. de Noailles, 7 août 1699Nous entassons sottise sur sottise, infortune sur infortune
Mme de Maintenon, ib. 17 nov. 1707N'avez-vous point entassé trop d'emplois sur la tête d'un seul homme ?
Fénelon, t. XXII, p. 304C'est ainsi qu'Empédocle reprochait aux Agrigentins d'entasser les plaisirs comme s'ils n'avaient qu'un jour à vivre, et de bâtir comme s'ils ne devaient jamais mourir
J.-J. Rousseau, Ém. IVLes Manichéens ont, de tout temps, entassé principes sur principes, absurdités sur absurdités
CONDILLAC, Traité des syst. chap. 2
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3Réunir dans un espace trop étroit. On entassa les prisonniers dans une église abandonnée.
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4S'entasser, v. réfl. Être mis en tas.
- Les ans se sont en foule entassés sur ma tête Ducis, Lear, v, 5
- Et la feuille aux feuilles s'entasse Lamartine, Harm. II, 5
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Se mettre, en parlant de plusieurs personnes, dans un lieu trop étroit.
Les sept personnes qui l'emplissaient [une voiture] à bonne mesure, s'y entassaient
Scarron, Rom. com. II, 10
Étymologie
En 1, et tas.