enticher v. a. (an-ti-ché)
-
1Commencer à gâter, à corrompre. En ce sens il n'est usité qu'au participe passé.
-
2Terme de couture. En posant des patrons sur une étoffe pour la tailler, on entiche quand un des patrons prend un petit coin de l'étoffe de celui qui est posé à côté ; c'est empiéter, avec l'idée d'épargner, sur ce qui est destiné à une autre pièce nécessaire au tout.
-
3Fig. Gâter par quelque chose de faux ou de moralement mauvais. Qui vous a entiché de cette opinion ?
-
4S'enticher, v. réfl. Devenir entiché. Il s'était entiché de ce vice.
-
S'éprendre d'une personne. Il s'enticha d'une comédienne et il l'épousa.
-
Étymologie
Diez et Scheler le tirent de l'allem. anstecken, infecter d'une contagion ; mais on ne conçoit pas comment l's aurait disparu. La forme propre est entecher, composé de en 1, et de l'ancien français teche, qui est le même que tache ; entecher ou enticher est donc identique à entacher. Il ne faut pas confondre entecher, enticher, avec l'ancien verbe enticier, exciter, enticement, instigation.