entrecouper v. a. (an-tre-kou-pé)
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1Couper, diviser en plusieurs endroits. Des canaux entrecoupaient les jardins.
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Terme de couture. Poser les patrons sur une étoffe de façon à ce que les contours des uns entrent dans ce qui est laissé par les entailles des autres ; c'est utiliser toutes les coupes de façon qu'il y ait le moins d'étoffe perdue possible.
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2Par extension, interrompre fréquemment. Entrecouper un récit, un discours de digressions, de citations.
De profonds soupirs entrecoupaient toutes mes paroles
Fénelon, Tél. II
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3S'entrecouper, v. réfl. Se faire à soi-même des coupures. Se dit des chevaux qui se blessent en frottant un pied contre l'autre. On dit plus ordinairement se couper.
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Il se dit aussi de lignes qui se croisent.
En exprimant par des lignes ces mouvements, et en tirant à ces lignes des parallèles qui s'entrecoupent
Malebranche, Recherche, VI, I, 4
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Couper réciproquement l'un à l'autre. Ils se sont entrecoupé la gorge.
À quoi bon s'entrecouper la gorge ?
Vaugelas, Q. C. liv. X, ch. 5, dans RICHELETJe ne sais si la vue de cent mille hommes qui s'entrecoupent la gorge cause une joie bien pure, ni si cette joie peut subsister avec le sentiment d'humanité qui nous est naturel
Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. I, p. 520, dans POUGENS
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4Par extension, s'interrompre l'un l'autre.
- Ensuite s'il vous plaît ? - Nous nous entrecoupâmesDe mille questions qui pouvaient nous toucher Molière, Amph. II, 2
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Avec ellipse du pronom personnel.
- Et de votre penser chassez les déplaisirsQui font entrecouper votre voix de soupirs Tristan L'Hermite, M. de Chrispe, II, 3
Remarque
On ne voit pas pourquoi l'Académie, qui met un tiret à entre-bâiller, verbe actif, n'en met pas également un à entrecouper, verbe actif aussi.
Étymologie
Entre, et couper.