esclandre s. m. (è-sklan-dr')
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1Bruit scandaleux à propos de quelque accident fâcheux, désagréable.
Je ne veux point d'esclandre dans ma maison ; ni moi ni Toinon, nous n'en avons que faire
Marivaux, Marianne, 3e part.Il n'y aura pas d'esclandre ; mais toute la société est au fait
PICARD, Petite ville, IV, 2Croyez-moi, sans esclandre, à nous seuls, étouffons la flamme
Paul-Louis Courier, I, 260
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Faire esclandre ou causer de l'esclandre, faire du tapage.
- Tous les amours y mettent garnison ;En vrais soudards ils y faisaient esclandre Béranger, Métempsych.
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Faire esclandre, éclater d'une façon scandaleuse. Les désordres de sa vie ont fini par faire esclandre.
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Faire un esclandre à quelqu'un, lui faire une querelle publique et scandaleuse.
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2Attaque, rixe. Vieux en ce sens.
Le pauvre loup dans cet esclandre, Empêché par son hoqueton, Ne peut fuir ni se défendre
La Fontaine, Fabl. III, 3Quand on n'a qu'un endroit à défendre On le munit de peur d'esclandre
La Fontaine, ib. X, 9- Ce n'est coup sûr encontre tous esclandres La Fontaine, On ne s'avise
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3Désastre, destruction (sens vieilli).
Gravelines a reçu un horrible esclandre du feu qui a pris aux poudres ; plus de la moitié de la ville a été renversée
GUI PATIN, Lett. t. II, p. 139
Remarque
Esclandre a été du féminin : Aujourd'hui le genre est fixé ; esclandre est du masculin ; mais plusieurs auteurs s'y trompent encore : et
Étymologie
Provenç. escandol ; espagn. escandalo ; ital. scandalo ; du latin scandalum, qui, ayant l'accent sur scan, a donné e-sclandre (avec épenthèse de l'e comme dans e-sprit), et qui, beaucoup plus tard, a fourni scandale.