espalier s. m. (è-spa-lié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des è-spa-lié-z exposés au midi)
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1Rangée d'arbres fruitiers dont les branches sont dressées et appliquées contre un mur ou sur un treillage. Des murs tapissés d'espaliers.
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Contre-espalier, treillage qui, placé à quelque distance d'un mur garni d'espaliers, sert lui-même à attacher les branches des arbres fruitiers d'une moins haute taille.
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2Par extension, nom du mur qui soutient l'espalier.
S'il a un espalier bien exposé, bien crépi, qui réfléchisse bien les rayons de lumière,
Dict. des arts et m. Jardinier
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3Terme d'ancienne marine. Nom donné aux deux premiers forçats d'une galère qui réglaient le mouvement des autres.
Les deux premiers [forçats] qui manient le giron des rames joignantes l'espale s'appellent espaliers, qui sont ceux qui donnent la vogue au reste
I. HOBIER, De la construction d'une galère et de son équipage, Paris, 1622, p. 6- Quoi ! vous montrez, monsieur, un tel art dans Paris,Et l'on ne vous a pas fait présent en galèreD'un brevet d'espalier ? .... Regnard, Joueur, I, 10
Étymologie
Ital. spalliere, appui pour les épaules, de spalla, épaule (voy. ce mot) ; l'espalier, forçat, était ainsi dit parce qu'il était placé sur l'espale (voy. ce mot).