esquiver v. a. (è-ski-vé)
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1Éviter adroitement quelque chose ou quelqu'un. C'est un importun que j'esquive autant que je puis.
- L'autre esquive le coup, et l'assiette volantS'en va frapper le mur et revient en roulant Boileau, Sat. III
Allons, je ne pourrai pas esquiver l'interrogatoire
PICARD, Alcade, IV, 1Faut-il esquiver la réflexion comme une ennemie, au lieu d'y livrer toute son âme ?
Mme de Staël, Corinne, I, 3
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Par extension. Esquiver une difficulté, s'y soustraire, sans la résoudre.
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Absolument.
- J'esquive doucement, et m'en vais à grands pas Régnier, Sat. VIII
Les petits, en toute affaire, Esquivent fort aisément ; Les grands ne le peuvent faire
La Fontaine, Fabl. IV, 6- Le lion sort et vient d'un pas agile,Le fanfaron aussitôt d'esquiver La Fontaine, ib. VI, 2
- Je saute vingt ruisseaux, j'esquive, je me pousse Boileau, Sat. VI
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2S'esquiver, v. réfl. Se retirer d'un lieu, d'un cercle, en évitant d'être remarqué.
- Je me suis doucement esquivé sans rien dire Molière, Fâch. I, 1
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S'éviter l'un l'autre.
Étymologie
Wallon, hiuver ; provenç. esquivar, eschivar ; espagn. esquivar ; ital. schivare ; du germanique : anc. haut allem. skiuhan ; allem. scheuen, avoir peur. Il y avait un adjectif dans l'ancien français, esquiu ; provenç. eschiu ; espagn. esquivo ; ital. schivo, timoré.
Supplément
ESQUIVER. Ajoutez : - REM. Esquiver a été employé neutralement avec à. Cela n'est plus usité.