estacade s. f. (è-sta-ka-d')
-
Nom donné à plusieurs grosses et longues pièces de bois garnies de fer et de chaînes qu'on met à l'entrée d'un port, dans un chenal, pour les fermer.
Les ennemis s'emparèrent des forts qu'on avait faits à Vigo et des batteries qui en défendaient l'entrée, forcèrent l'estacade qu'on y avait faite
Saint-Simon, 109, 171
-
Terme de marine. Remplissage en bois qu'on place dans les mailles de la carcasse d'un vaisseau ou dans les intervalles qui séparent les couples.
-
2Dispositif employé pour garantir les ponts contre les corps flottants et les brûlots.
-
Estacade flottante, estacade composée de pièces de bois réunies bout à bout par des anneaux et des chaînes ; cette estacade est placée obliquement en travers de la rivière.
-
Estacade fixe, estacade composée de pilots réunis ensemble par des moises.
-
-
3Dans les chemins de fer, plate-forme supportée sur un bâti en bois ou en maçonnerie, et destinée à faciliter le chargement du combustible sur les locomotives.
Étymologie
Ital. steccata, de steccare, palissader, de stecca ou stecco, morceau de bois ; du flamand stikke, petit morceau de bois ; allem. Stecken. Le mot devrait être estecade, comme il fut d'abord ; mais il fut transformé en estacade par l'influence du mot estache ou estaque, très usité jadis. L'espagn. et le provenç. estaca, et l'ital. staca sont d'origine germanique aussi : anc. haut allem. staca ; flamand, stake ; angl. stake, bâton.