Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

estafier dans le Littré

1 article· 5 citations· rimes· synonymes

estafier s. m. (è-sta-fié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des è-sta-fié-z armés)

  1. 1En Italie, domestique armé et portant manteau. Ce cardinal a tant d'estafiers.

  2. 2En français, laquais de haute taille.

    • Ayant à ses étriers comme deux estafiers La Rancune d'un côté et L'Olive de l'autre Scarron, Rom. com. II, 7
    • Maint estafier accourt : on vous happe notre homme,On vous l'échine, on vous l'assomme La Fontaine, Fabl. XII, 22
    • Il [un grand] s'enivre de meilleur vin que l'homme du peuple : seule différence que la crapule laisse entre les conditions les plus disproportionnées, entre le seigneur et l'estafier La Bruyère, IX.
    • Je lui réponds bien que je ne ferai pas longtemps le personnage d'estafier auprès de sa personne Hamilton, Gramm. 4
    • Il y avait derrière elle deux suivantes et un estafier qui me confirmait dans l'opinion que j'avais qu'elle ne pouvait être qu'une dame de condition Lesage, Guzm. d'Alf. VI, 3
    • Aujourd'hui, peu usité en ce sens, et d'ailleurs pris en mauvaise part.

  3. 3Souteneur de mauvais lieux.

Étymologie

Ital. staffiere, de staffa, étrier (voy. ESTAFETTE). D'estafier on avait tiré estafe qui signifiait un coup donné par un estafier, et un droit payé à un estafier ; c'est peut-être de là que estafier a pris le sens de souteneur de filles.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander