excepter v. a. (è-ksè-pté)
-
Ne pas comprendre dans. On accorda l'amnistie aux rebelles, mais en exceptant les chefs.
- Ah ! Seigneur, que le ciel, qu'ici j'ose attester,De cette loi commune a voulu m'excepter ! Racine, Phèd. II, 5
-
Excepter que, avec l'indicatif.
J'ai oublié d'excepter, quand j'ai parlé de son ignorance [de l'abbé de Lavau], qu'il sait fort bien lire
FURETIÈRE, 3e factum, t. I, p. 303
-
S'excepter, v. réfl. Se mettre en dehors de.
Ô roi, qui du rang des hommes T'exceptes par ta bonté
Malherbe, II, 1Ils [les Pyrrhoniens] ne sont pas pour eux-mêmes, ils sont neutres, indifférents, suspendus à tout, sans s'excepter
Pascal, Pensées, t. I, p. 292, édit. Lahure.
-
On excepte toujours les présents ou les personnes présentes
, c'est-à-dire les jugements désagréables qu'on exprime d'une façon générale sont censés ne s'appliquer en rien aux présents.
Étymologie
Provenç. exceptar ; du latin exceptare, fréquentatif de excipere, de ex, hors, et cipere pour capere, prendre : mettre en dehors. Excipere veut dire prendre en tirant au dehors, de là le double sens de recevoir et d'exclure.