Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

exempt dans le Littré

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1exempt, empte adj. (è-gzan-gzan-t')

  1. 1Qui n'est point assujetti à. Être exempt du service militaire. Être exempt de la taxe.

    • Tous le disent exempt de la rigueur des lois Rotrou, Vencesl. v, 8
    • Il est exempt de bien faire, se dit par raillerie d'un homme qui se tient oisif pendant que ses compagnons travaillent.

    • Fig.

      • Par les muses seulement L'homme est exempt de la parque Malherbe, II, 2
      • Le dieu qu'on nomme Amour n'est pas exempt d'aimer ; à son flambeau quelquefois il se brûle La Fontaine, Psyché, I, p. 22
      • Ô vous dont les grands noms sont exempts de la mort LOUIS RAC., Relig. II
      • On ne plaint jamais dans autrui que les maux dont on ne se croit pas exempt soi-même J.-J. Rousseau, Ém. IV
    • Dispensé de.

      • L'on s'est trouvé exempt de charger l'ouvrage de longues observations LA BRUY, Disc. sur Théophr.
  2. 2Qui n'a pas souffert de, qui n'éprouve pas. Exempt d'ambition, de faste, d'avarice.

    • Il se dit de même des choses. Un ouvrage exempt de défauts. Sa conduite n'a pas été exempte de blâme.

      • Je lui garde une flamme exempte d'infamie Corneille, Pomp. II, 1
      • Vous avez perdu ces consolations qui par un charme secret faisaient oublier les maux dont la vie humaine n'est jamais exempte Bossuet, Anne de Gonz.

Étymologie

Provenç, exempt, exem ; espagn. exento ; portug. isento ; du latin exemptus, exempté, retiré, de eximere, retirer, de ex, et emere, prendre, recevoir.

2exempt s. m. (è-gzan ; le t ni le p ne se lient : un è-gzan intelligent ; au pluriel, l's se lie : des è-gzan-z intelligents)

  1. 1Autrefois, sous-officier de cavalerie qui commandait en l'absence du capitaine et des lieutenants ; ainsi dit parce qu'il était exempté du service de cavalerie ordinaire.

    • Je vis sortir M. le duc de Chartres d'une porte de derrière de son appartement, suivi d'un seul exempt des gardes de Monsieur Saint-Simon, Il, 13
  2. 2Officier de police, ainsi dit parce que des exempts de la cavalerie commandaient les escouades de la maréchaussée ou des gardes de la Prévôté de l'Hôtel qui procédaient aux arrestations. Il fut arrêté par un exempt de police.

  3. 3Ecclésiastique qui n'est point soumis à la juridiction de l'ordinaire.

Étymologie

Le même que le précédent.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander