exempter v. a. (è-gzan-té)
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1Rendre exempt, affranchir d'une chose obligatoire.
C'était la coutume d'exempter les empereurs de la gêne de certaines lois civiles ; ainsi Auguste fut exempté de la gêne de la loi qui limitait la faculté d'affranchir
Montesquieu, Esp. XXIII, 21
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2Préserver, garantir.
- Et daigne son courroux, me prenant seul en butte,M'exempter par ma mort de pleurer votre chute MAIR., Sophon. I, 4
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Dispenser.
- Exemptez sa valeur d'un si triste avantage Racine, Alex. II, 1
Au lieu que les infortunés en personne exigeraient de nous des soins, des soulagements, des consolations, des travaux qui pourraient nous associer à leurs peines, qui coûteraient du moins à notre indolence et dont nous sommes bien aises d'être exemptés
J.-J. Rousseau, Lett. à d'Alemb.
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3S'exempter, v. réfl. S'ôter une chose obligatoire. Il s'est exempté de toute responsabilité.
Il ne faut pas s'exempter de crainte par cette doctrine commune que l'on ne perd la grâce que par un péché mortel, et que l'on ne se souvient pas d'en avoir commis
NICOLE, Ess. morale, 3e traité, ch. 6
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Se dispenser.
Aurait-il pu s'exempter de prêter son carrosse ? aurais-je pu refuser de le prendre ?
Marivaux, Marianne, part. 2e.
Étymologie
Exempt 1.