exiger v. a. (è-gzi-jé. Le g prend un e devant a ou o : exigeant, nous exigeons)
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1Réclamer quelque chose en vertu d'un droit fondé ou prétendu.
- Ce n'est pas exiger grande reconnaissanceDes soins que mes bontés ont pris de votre enfance Corneille, Héracl. I, 2
Sers-toi de ton autorité pour exiger d'eux ce qui t'est dû
Bourdaloue, 2e dim. ap. Pâq. Dominic. t. II, p. 28- Si, pour te prodiguer mes plus tendres caresses,Je n'ai point exigé ni serments, ni promesses Boileau, Lutrin, II
- S'il exige le sang que ta bouche a promis Voltaire, Fanat. IV, 3
- Syracuse à regret exige une victime Voltaire, Tancr. II, 5
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Absolument.
Quand on n'est pas pressé d'instruire, on n'est point pressé d'exiger, et l'on prend son temps pour ne rien exiger qu'à propos
J.-J. Rousseau, Ém. II
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2Obliger ou vouloir obliger à quelque chose qui n'est pas dû. Il exige des intérêts exorbitants. Il exigea qu'on le servît avant tous les autres.
Je vous crois trop raisonnable pour vouloir exiger de moi que ce qui peut m'être permis par l'honneur et la bienséance
Molière, l'Avare, IV, 1- N'en exigez pas plus de mon cœur outragé Voltaire, Alz. IV, 1
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3Faire payer, faire fournir par force. Exiger des contributions de guerre. On exigea d'eux un tribut énorme.
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4Fig. Il se dit, avec un nom de chose pour sujet, de ce qui oblige moralement.
- Mais enfin elle est reine, et cette qualitéSemble exiger de nous quelque civilité Corneille, Nic. II, 4
- Je sais ce que de moi le rang de père exige Racine, Théb. v, 4
- Son orgueil dès longtemps exigeait ce salaire Racine, Brit. III, 3
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Avoir nécessairement besoin. Cette scène exigeait trois acteurs d'une figure imposante.
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5S'exiger, v. réfl. Être exigé.
Tant que la levée des revenus s'exigera par des voies arbitraires, il est impossible que les peuples ne soient exposés à un pillage universel répandu par le royaume
VAUBAN, Dîme, p. 165
Étymologie
Provenç. et espagn. exigir ; ital. esigere ; du lat. exigere, de ex, hors, et agere, pousser (voy. AGIR).