1fêle ou felle ou fesle s. f. (fê-l')
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Tube de fer qui sert à prendre la matière dans les creusets pour souffler le verre.
Tube de fer qui sert à prendre la matière dans les creusets pour souffler le verre.
1Fendu sans séparation, en parlant de parois minces, de bords minces.
Semblable à un vase précieux, mais fêlé, d'où s'écoulent toutes les liqueurs les plus délicieuses, le cœur de ce grand capitaine ne pouvait rien garderFénelon, Tél. XVI
Perd-on un appui quand on jette un roseau fêlé qui, loin de nous soutenir, nous percerait la main si nous voulions nous y appuyer ?Bossuet, Sermons, Oblig. de l'état religieux, 1
Comme une urne fêlée et dont les flancs arides Laissent fuir l'eau du ciel que l'homme y cherche en vainLamartine, Harm. IV, 11
Fig.
S. m. Ce vase sonne le fêlé.
2Fig. Avoir la poitrine fêlée, avoir la poitrine en mauvais état.
Avoir la tête fêlée, le timbre fêlé, être un peu fou.
La tête de Bonnet me paraît un peu fêléeVoltaire, Phil. III, 191
Mon timbre commence à être un peu fêlé, et sera bientôt cassé tout à faitVoltaire, Lett. Mme du Deffant, 22 janv. 1769
C'est un pot fêlé, se dit quelquefois d'une personne valétudinaire.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander