1falot s. m. (fa-lo ; le t ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : des fa-lo-z allumés)
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1Sorte de grande lanterne.
Le fils de la Feuillade se lassa de faire allumer tous les soirs les falots des quatre coins de cette place [des Victoires]
Saint-Simon, 69, 130La rue où je logeais était sombre et déserte ; Quelques ombres passaient, un falot à la main
Alfred de Musset, Poésies nouv. Nuit d'octobre.
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Fig.
Un sot est un falot ; la lumière passe à travers
Beaumarchais, Mère coup. II, 8
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Terme de blason. Meuble d'armoiries en forme de vase avec un manche. Falot allumé et emmanché, falot dont la flamme et le manche sont d'un autre émail.
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2Sorte de grand vase qu'on emplit de suif, de poix-résine et autres matières semblables, et dont on se sert pour éclairer les cours d'une grande maison, les abords d'un lieu de fête, etc. On dit plus ordinairement pot à feu.
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3Terme de marine.
Le falot ou fanal est la lanterne dorée sur son chandelier, au plus haut de la poupe ; l'amiral a le falot de trois lanternes, le vice-amiral de deux, et les autres navires de guerre d'une
ÉTIENNE CLEIRAC, 1643, dans JAL
Étymologie
Bourguign. foilô ; espagn. farol ; ital. falò ; piémontais, farò ; vénit. fanò ; farot dans Nicot ; fanot dans du Cange, au mot fanon ; du grec φανὸς, brillant, ou φάρος, phare ; car il s'est fait une confusion entre ces deux mots (voy. FANAL). Il y avait dans l'ancien français faille, provenç. falha, signifiant torche, et venant du lat. fácula, diminutif de fax, torche.
Supplément
1. FALOT. - ÉTYM. Ajoutez : M. Mantellier, Glossaire, Paris, 1869, p. 31, cite une forme feullet du XVIe siècle. Feulet doit être rapproché du bourg. foilô, et ils dérivent tous les deux de l'ancien franç. faille, torche.