1fardé, ée part. passé. (far-dé, dée)
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1Enduit de fard. Visage fardé.
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2Fig. À quoi on a donné un faux lustre.
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3Il se dit des ornements faux ou affectés du langage, du style.
- L'un n'est point trop fardé, mais sa muse est trop nue Boileau, Art p. I
Ce style contraint et fardé, qui règne dans presque tous les livres qu'on fait depuis cinquante ans, est la marque des esprits faux et porte un caractère de servitude que je déteste
Voltaire, Lett. Thiriot, 11 sept. 1735
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4Dissimulé, trompeur, en parlant de personnes.
- Vous perdez Amarante, et cet ami fardéSe saisit finement d'un bien si mal gardé Corneille, la Suiv. I, 6
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5Il se dit de ce qu'on déguise pour ne pas déplaire.
Ne vouloir pas entendre ces sortes de vérités, ou ne les vouloir entendre que déguisées, que fardées, qu'affaiblies et diminuées
Bourdaloue, 4e dim. après Pâq. Dominic. t. II, p. 133