Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

farde dans le Littré

4 articles· 7 citations· rimes

1farde s. f. (far-d')

  1. Terme de commerce. Balle de café moka ; elle pèse 185 kilogrammes.

  2. 2Il y a une autre farde d'environ 700 kilogrammes.

    • Au Caire, le stock [de cire à blanchir] s'élevait, à la fin de décembre, à une cinquantaine de fardes, quelque chose comme 35 à 40 000 kilogr. Journ. offic. 9 fév. 1874, p. 1127, 3e col.
  3. 3Liasse de papiers.

    • Farde du fonds de Ram, de la bibliothèque royale [de Bruxelles] ARMAND STÉVART, Procès de Martin Étienne von Velden, Bruxelles, 1871, p. 66

Étymologie

Voy. FARDEAU.

2farde ou fargue s. f. (far-d' ou far-gh')

  1. Terme de mer. Nom donné à des bordages qu'on élève pendant un combat pour tenir le pont à couvert, et dérober aux ennemis la vue de ce qui s'y passe.

3farde s. f. (far-d') supplément

  1. Synonyme de falque, terme de marine (voy. ce mot au Dictionnaire).

4fardé, ée part. passé. (far-dé, dée)

  1. 1Enduit de fard. Visage fardé.

  2. 2Fig. À quoi on a donné un faux lustre.

  3. 3Il se dit des ornements faux ou affectés du langage, du style.

    • L'un n'est point trop fardé, mais sa muse est trop nue Boileau, Art p. I
    • Ce style contraint et fardé, qui règne dans presque tous les livres qu'on fait depuis cinquante ans, est la marque des esprits faux et porte un caractère de servitude que je déteste Voltaire, Lett. Thiriot, 11 sept. 1735
  4. 4Dissimulé, trompeur, en parlant de personnes.

  5. 5Il se dit de ce qu'on déguise pour ne pas déplaire.

    • Ne vouloir pas entendre ces sortes de vérités, ou ne les vouloir entendre que déguisées, que fardées, qu'affaiblies et diminuées Bourdaloue, 4e dim. après Pâq. Dominic. t. II, p. 133

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander