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un seul est le mot juste.

farder dans le Littré

2 articles· 11 citations· rimes· synonymes· étymologie· traductions· conjugaison· prononciation (2)

1farder v. a. (far-dé)

  1. 1Mettre du fard. On lui a fardé le visage.

    • Se farder, farder à soi. Se farder le visage.

  2. 2Donner à une chose du lustre, une apparence qui en cache les défauts. Farder une étoffe. Farder sa marchandise.

    • Et moi, sans compliment qui vous farde mon cœur,Je vous offre et demande une amitié de sœur Corneille, la Veuve, V, 8
    • À la gymnastique on a fait succéder l'art de farder les corps et de leur donner une beauté factice Fénelon, t. XXI, p. 33
    • Les couleurs les plus vives pour farder des vices et des crimes [chez les dieux du paganisme], qui seraient tombés dans le décri sans la parure qu'ils [les poëtes] leur prêtaient pour en couvrir la difformité, l'absurdité et l'infamie Rollin, Traité des Ét. II, I, 2
    • Non, de tous les amants les regards, les soupirs Ne sont point des piéges perfides...., Toujours la feinte mensongère Ne farde point de pleurs, vains enfants des désirs, Une insidieuse prière André Chénier, Ode VI
    • Fig. Farder sa marchandise, tromper, faire illusion.

      • Vous ne fardez point votre marchandise, vous êtes honnête homme Voltaire, Dict. phil. Maladie.
  3. 3Déguiser ce qui peut déplaire et choquer.

  4. 4En termes de littérature, parer d'ornements de mauvais goût. Farder un discours. Farder son langage.

  5. 5Il se dit quelquefois simplement pour déguiser, avec un nom de chose pour sujet.

  6. 6Se farder, v. réfl. S'enduire de fard. Cette femme se farde.

Étymologie

Fard. On trouve, au XIIe siècle, un dérivé, fardoillié, barbouiller :

Supplément

1. FARDER. Ajoutez : - REM. Se farder a été dit des chats qui, à l'approche du mauvais temps, se passent les pattes sur les oreilles.

2farder v. n. (far-dé)

  1. S'affaisser sous son propre poids en parlant de murs et de constructions. Ce mur farde.

    • Terme de marine. Se dit d'une voile qui prend sous le vent une forme arrondie et régulière. Cette voile farde bien.

    • Terme de navigation fluviale. On dit qu'un bateau farde sur un autre, quand il le serre de trop près.

Étymologie

Même radical que dans fardeau. À Rouen, le peuple dit farder pour porter des fardeaux : Les déchargeurs des navires portent très lourd, parce qu'ils sont accoutumés à farder.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander