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un seul est le mot juste.

farder dans le Littré

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1farder v. a. (far-dé)

  1. 1Mettre du fard. On lui a fardé le visage.

    • Se farder, farder à soi. Se farder le visage.

  2. 2Donner à une chose du lustre, une apparence qui en cache les défauts. Farder une étoffe. Farder sa marchandise.

    • Fig. Farder sa marchandise, tromper, faire illusion.

      • Vous ne fardez point votre marchandise, vous êtes honnête homme Voltaire, Dict. phil. Maladie.
  3. 3Déguiser ce qui peut déplaire et choquer.

  4. 4En termes de littérature, parer d'ornements de mauvais goût. Farder un discours. Farder son langage.

  5. 5Il se dit quelquefois simplement pour déguiser, avec un nom de chose pour sujet.

    • Affreuse image du trépas, Qu'un triste honneur m'avait fardée, Surprenantes horreurs, épouvantable idée, Qui tantôt ne m'ébranliez pas Corneille, Androm. III, 1
  6. 6Se farder, v. réfl. S'enduire de fard. Cette femme se farde.

Étymologie

Fard. On trouve, au XIIe siècle, un dérivé, fardoillié, barbouiller :

Supplément

1. FARDER. Ajoutez : - REM. Se farder a été dit des chats qui, à l'approche du mauvais temps, se passent les pattes sur les oreilles.

2farder v. n. (far-dé)

  1. S'affaisser sous son propre poids en parlant de murs et de constructions. Ce mur farde.

    • Terme de marine. Se dit d'une voile qui prend sous le vent une forme arrondie et régulière. Cette voile farde bien.

    • Terme de navigation fluviale. On dit qu'un bateau farde sur un autre, quand il le serre de trop près.

Étymologie

Même radical que dans fardeau. À Rouen, le peuple dit farder pour porter des fardeaux : Les déchargeurs des navires portent très lourd, parce qu'ils sont accoutumés à farder.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander