Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

faste dans le Littré

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1faste s. m. (fa-st')

  1. 1Magnificence qui se déploie et s'étale. Le faste royal.

    • Benadad était un roi timide et vain qui n'avait que du faste et de l'orgueil Bossuet, Polit. IX, VI, 8
    • Quel sera quelque jour cet enfant merveilleux ? Il brave le faste orgueilleux, Et ne se laisse point séduire à tous ses attraits périlleux Racine, Ath. II, 9
    • Le faste de la cour voluptueuse de Léon X pouvait blesser les yeux ; mais aussi on devait voir que cette cour même polissait l'Europe et rendait les hommes plus sociables Voltaire, Mœurs, 127
    • Du faste des grandeurs autrefois entourée Voltaire, Scythes, I, 3
  2. 2Affectation de paraître avec luxe et éclat.

  3. 3Par extension, étalage, ostentation dans les actes ou dans les paroles.

    • Fig.

      • Ces lettrés [de la Chine], Qui, trop enorgueillis du faste de leurs lois.... Voltaire, Orphel. II, 7
    • Faste n'a pas de pluriel.

Remarque

Corneille, en imitation du XVIe siècle, a dit fast sans e : Il entre avec éclat, mais votre populace Ne voit point sur son front de fast ni de menace, les Vict. du roi, 1667.

Étymologie

Lat. fastus, faste, proprement hauteur, d'où fastigium, faîte.

2faste adj. (fa-st')

  1. Terme d'antiquité romaine. Jours fastes, jours où il était permis de rendre la justice, par opposition à jours néfastes.

Étymologie

Lat. fastus, de fas, la justice, de fari, prononcer.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander