fauteuil s. m. (fô-teull, ll mouillées)
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1Grand siége à dos et à bras.
- ....Un fauteuil m'embarrasse ;Un homme là dedans est tout enveloppé,Je ne me trouve bien que dans un canapé Regnard, Distrait, III, 2
Le fauteuil à bras, la chaise à dos, le tabouret, la main droite et la main gauche ont été pendant plusieurs siècles d'importants objets de politique et d'illustres sujets de querelles
Voltaire, Dict. phil. Cérémonies.
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Fauteuil à la Voltaire, ou fauteuil Voltaire, grand fauteuil à dos renversé.
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2Fauteuil que, dans la salle des séances de l'Académie française, chaque académicien occupe.
On en rendit compte au roi [des fauteuils que se faisaient apporter les grands seigneurs, membres de l'Académie française], qui, prévoyant les conséquences d'une pareille distinction, ordonna à l'intendant du garde-meuble de faire porter quarante fauteuils à l'Académie, et confirma par là et pour toujours l'égalité académique
Duclos, Hist. Acad. franç. Œuvres, t. IX, p. 280, dans POUGENS.- En France on fait, par un plaisant moyen,Taire un auteur quand d'écrits il assomme ;Dans un fauteuil d'académicien,Lui quarantième, on fait asseoir cet homme Piron, Épigr.
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Absolument, le fauteuil.
- Lors il s'endort, il ne fait plus qu'un somme ;Plus n'en avez prose ni madrigal ;Au bel esprit le fauteuil est en sommeCe qu'à l'amour est le lit conjugal Piron, Épigr.
- Un sourcilleux rimeur au fauteuil installé André Chénier, à M. de Pange.
- Que dans un bon fauteuil il dorme à son retour C. DELAVIGNE, les Comédiens, à la fin.
- Ainsi j'en juge à votre accueil,Ma chaise n'est pas un fauteuil Béranger, Acad. et Cav.
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Fig. La place de membre de l'Académie française. Solliciter le fauteuil.
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Le quarante et unième fauteuil, se dit des hommes qui, ayant mérité d'être de l'Académie française, n'en ont jamais été.
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3Absolument. La présidence d'une assemblée délibérante.
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La présidence d'une société de jeu.
Là il tient le fauteuil quatre heures de suite chez Aristée, où il risque chaque soir cinq pistoles d'or
La Bruyère, VII
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4Fauteuil de poste ou trémoussoir, sorte de machine par le moyen de laquelle on fait un exercice utile à la santé sans sortir de sa chambre ; les quatre pieds posent sur un support courbe, de manière qu'on se balance par un petit mouvement du corps, comme les enfants sur certains chevaux de bois.
Étymologie
Wallon, fastrou ; provenç. fadestel, fadestol ; espagn. portug. et ital. faldistorio ; bas-lat. faldistorium, faldistolium ; de l'anc. haut allem. faltstuol, de falten, plier, et stuol, siége. Le fauteuil fut primitivement un siége pliant.