fermenter (fèr-man-té)
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1V. a. Mettre en fermentation (cet emploi actif, qui est latin et archaïque, n'est plus en usage).
On peut penser que le cœur mêle dans le sang une matière, quelle qu'elle soit, capable de le fermenter
Bossuet, Connaiss. II, 9
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2V. n. Terme de chimie. Être, entrer en fermentation.
Ce limon fangeux, fermentant sous les ardeurs du tropique, dut soutenir longtemps et multiplier à l'infini toutes ces générations impures, informes, qui n'ont cédé la terre à des habitants plus nobles que quand elle s'est épurée
Buffon, Oiseaux, t. XV, p. 3, dans POUGENS
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Il se dit quelquefois de ce qui a l'apparence d'un mouvement de fermentation.
C'est ainsi qu'une demi-once de sel volatil d'urine et trois onces de vinaigre, en fermentant, font baisser le thermomètre de neuf à dix degrés
Voltaire, Ess. sur la nat. du feu, III, 1
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3Fig. S'agiter, s'émouvoir. Les esprits, les têtes fermentent.
- Dans les cœurs irrités la sédition fermente ANCELOT, Fiesque, III, 3
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Il se dit aussi des passions et des sentiments.
- La honte, le remords, la rage, la douleur,Mille poisons brûlants fermentent dans mon cœur DE BELLOY, Siége de Calais, II, 1
- Mais où l'on vécut libre, un reste de courageLongtemps fermente et fait détester l'esclavage M. J. CHÉN., Gracques, I, 2
Étymologie
Lat. fermentare, mettre en fermentation, de fermentum, ferment.