fesse-mathieu s. m. (fè-se-ma-tieu)
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Terme familier. Usurier sordide ; homme qui prête sur gage.
....À votre père il ferait des leçons ; Tête-bleu, qu'il en sait et qu'il fait de façons ! C'est le fesse-mathieu le plus franc que je sache
BOISROBERT, la Belle plaideuse.Ma foi, monsieur, ceux qui empruntent sont bien malheureux ; et il faut essuyer d'étranges choses lorsqu'on est réduit à passer, comme vous, par les mains des fesse-mathieux
Molière, l'Avare, II, 1Vous êtes la fable et la risée de tout le monde, et jamais on ne parle de vous que sous les noms d'avare, de ladre, de vilain et de fesse-mathieu
Molière, ib. III, 5- Adieu, tison d'enfer, fesse-mathieu femelle Regnard, le Joueur, v, 10
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Au plur. Des fesse-mathieux, d'après l'orthographe de l'Académie.
Étymologie
L'interprétation que donne Noël Dufail de cette locution paraît probable : fesser Mathieu (saint Mathieu passait pour avoir été, avant sa conversion, changeur), c'est battre saint Mathieu, lui tirer de l'argent. D'autres on dit que fesse était ici une altération soit de fait : il fait saint Mathieu, soit de feste : il feste saint Mathieu, soit de face : une face de saint Mathieu.