figer v. a. (fi-jé. Le g prend un e devant a ou o : je figeais, nous figeons)
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1Congeler, par l'effet du refroidissement, en parlant des liquides gras. L'air froid fige la graisse des viandes.
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Par extension.
Une goutte de venin entrée dans le sang en fige toute la masse et nous cause une mort certaine
Bossuet, Connaiss. II, 9
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2Se figer, v. réfl. Être congelé. L'huile d'olive se fige très facilement.
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Il se dit quelquefois de la coagulation du sang.
Celle [l'humeur] qui est rouge, qu'on voit à la fin se figer dans une palette, et qui en occupe le fond, est celle qu'on appelle proprement le sang
Bossuet, Connais. II, 9
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Fig.
- Ah ! vous me faites peur, et tout mon sang se fige Molière, Éc. des f. II, 2
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Étymologie
Dans le latin du moyen âge, figĕre était devenu figēre, et avait pris le sens de finir, se terminer. C'est cette conjugaison qui a donné figie dans sangofigie. Il est donc vraisemblable que figer est ce figēre, avec une acception nouvelle.