1flétrir v. a. (flé-trir)
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1Faire perdre à une plante la couleur de vie.
- Il flétrit les œillets, il efface les roses Rotrou, Herc. mour. I, 3
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Ternir. Le grand air flétrit les couleurs.
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Fig. Flétrir les lauriers, porter atteinte à la gloire.
- Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriersQue pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? Corneille, Cid, I, 4
- Et dans ce haut éclat où tu te viens offrir,Touchant à tes lauriers, je crains de les flétrir Boileau, Discours au roi.
Ces guerriers Dont l'hiver le plus terrible A seul flétri les lauriers
Béranger, Bon français.
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2Il se dit de l'action de l'âge, des passions, des souffrances sur le visage, sur le corps. L'âge flétrit le teint, flétrit la beauté. Les chagrins ont flétri sa jeunesse.
- Et mon front, dépouillé d'un si noble avantage,Du temps qui l'a flétri laisse voir tout l'outrage Racine, Mithr. III, 5
- Mais l'hiver accourant d'un vol sombre et rapideNous sèche, nous flétrit.... André Chénier, Élég. 33
- Il n'était point flétri par les rides de l'âge M. J. CHÉN., Œdipe roi, III, 4
- Ta jeunesse sera flétrieAvant l'herbe de la prairie,Avant le pampre du coteau MILLEVOYE, Chute des feuilles.
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3Abattre, ôter l'énergie, la vigueur, le courage.
- Aucun étonnement n'a leur gloire flétrie Corneille, Hor. III, 5
La douleur avait flétri son cœur
Fénelon, Tél. XXLa peine qu'il avait à flétrir la gloire de ses grandes actions et de ses anciens trophées par une si honteuse démarche
Rollin, Hist. anc. t. III, p. 351, dans POUGENS- Nos tyrans ont flétri ton âme magnanime Voltaire, Alz. II, 4
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4Se flétrir, v. réfl. Devenir flétri. Les fleurs se flétrissent du matin au soir. Sa beauté commence à se flétrir.
Son teint se flétrit comme une fleur que la main d'une nymphe a cueillie
Fénelon, Tél. XX
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5Il se dit, en chirurgie, d'une partie, d'une tumeur, d'une végétation qui perd sa vitalité et devient flasque. La tumeur fut liée à son pédicule et se flétrit.
Étymologie
Berry, flâtrir. D'après Diez, de l'ancien adjectif flaistre, flestre, fané, qu'il rattache sans hésitation à une forme flaccaster, dérivée du latin flaccere, être flasque.