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un seul est le mot juste.

flétrir dans le Littré

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1flétrir v. a. (flé-trir)

  1. 1Faire perdre à une plante la couleur de vie.

  2. 2Il se dit de l'action de l'âge, des passions, des souffrances sur le visage, sur le corps. L'âge flétrit le teint, flétrit la beauté. Les chagrins ont flétri sa jeunesse.

  3. 3Abattre, ôter l'énergie, la vigueur, le courage.

  4. 4Se flétrir, v. réfl. Devenir flétri. Les fleurs se flétrissent du matin au soir. Sa beauté commence à se flétrir.

    • Son teint se flétrit comme une fleur que la main d'une nymphe a cueillie Fénelon, Tél. XX
  5. 5Il se dit, en chirurgie, d'une partie, d'une tumeur, d'une végétation qui perd sa vitalité et devient flasque. La tumeur fut liée à son pédicule et se flétrit.

Étymologie

Berry, flâtrir. D'après Diez, de l'ancien adjectif flaistre, flestre, fané, qu'il rattache sans hésitation à une forme flaccaster, dérivée du latin flaccere, être flasque.

2flétrir v. a. (flé-trir)

  1. 1Marquer une personne d'un fer chaud en punition d'un crime.

    • Celui qui aura dérobé des cordages, ferrailles et ustensiles des vaisseaux étant dans les ports, sera flétri d'un fer chaud portant la figure d'une ancre Ordonn. maritime, IV, titre I, art. 16, dans RICHELET
  2. 2Frapper d'une condamnation déshonorante.

    • Absolument.

      • Il n'y aurait de flétri que le juge qui l'a condamnée [la famille Sirven] ; car ce n'est pas pouvoir qui flétrit, c'est le public Voltaire, Pol. et législ. Lettre de l'auteur à M. Élie de Beaumont.
  3. 3Fig. Diffamer, déshonorer, traiter comme infâme.

    • On aura de grands ménagements pour ne pas flétrir un archevêque Bossuet, Lett. quiét. 166
    • Comme si la sagesse ne demandait pas d'autre examen, lorsqu'il s'agit de flétrir votre frère et de l'outrager Bourdaloue, Exhort. faux témoign. contre J. C. t. II, p. 10
    • Les flatteurs qui ont loué le vice, les critiques malins qui ont tâché de flétrir la vertu Fénelon, Tél. XVIII
    • Son supplice vous venge et ne vous flétrit pas Voltaire, Tancr. II, 4
  4. 4Se flétrir v. réfl. Se déshonorer.

Étymologie

Origine germanique : angl. flat, plat ; danois, flad ; anc. scandinave, fletia, rendre plat. Le sens propre est jeter à plat, comme on le voit dans l'exemple de Baudouin de Sebourg ; d'où frapper à plat, marquer d'un fer chaud. Pour marquer d'un fer chaud, quelque apparence qu'on puisse trouver à admettre que flétrir, marquer, est flétrir, faner, pris figurément, néanmoins on ne peut pas écarter flastrir, qui est la forme la plus ancienne de flétrir, marquer, tandis que, dans l'historique de flétrir, faner, la forme flastrir ne se montre pas. À l'origine, on ne pouvait guère se servir, pour cette punition, d'une métaphore tirée de l'herbe qui se flétrit. Au reste il a été facile, à l'aide de la métaphore, de confondre flastrir et flestrir. Comparez en outre flâter

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander