flairer v. a. (flê-ré)
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1Appliquer avec intention le sens de l'odorat, reconnaître à l'odeur.
Mais, ô douleur ! elles flairaient à peine La fleur récente
MALFIL., Narcisse, IVEnfin j'ai pris vos vieux habits à l'un et à l'autre, et je les ai fait flairer à Fidèle
Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virg.- Lance un regard oblique à son maître expirant,Revient, penche sa tête et le flaire en pleurant Lamartine, Méd. II, 15
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Substantivement.
L'agneau ne s'y méprend jamais : il distingue au premier aperçu, au simple flairer, son tyran de son défenseur
BERN. DE ST-PIERRE, Harm. liv. V
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2Fig. et familièrement. Pressentir. J'avais flairé cela.
- À peine dans la chambre il a fait son entrée,Il flaire votre opinion Delille, Convers. II
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3Se flairer, v. réfl. Se flairer l'un l'autre. Les chiens se flairent en se rencontrant.
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Fig. Être flairé, être pressenti. C'est une mauvaise affaire qui se flaire de loin.
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Remarque
Flairer, c'est percevoir une odeur avec intention ; fleurer, c'est exhaler une odeur Cette distinction, aujourd'hui établie, n'existait pas dans l'ancienne langue, ni même au XVIIe siècle et au XVIIIe, témoin Voltaire qui a dit : D'Euphémon fils la réputation Ne flaire pas à beaucoup près si bon, Enfant prod. III, 5.
Étymologie
Berry, fleurer ; wallon, flairi, puer ; provenç. flairar ; catal. flayrar ; portug. cheirar ; du lat. fragrare, avoir de l'odeur, que les étymologistes tirent de la particule fra, et du radical gra, sanscrit ghrâ, avoir de l'odeur.