Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

flanquer dans le Littré

2 articles· 1 citations· rimes· synonymes· conjugaison

1flanquer v. a. (flan-ké)

  1. 1Terme de fortification. Il se dit de la partie d'une fortification qui en voit une autre de flanc. Bastions qui flanquent la courtine.

    • Construire, élever la partie d'une fortification qui doit en flanquer une autre. Flanquer une muraille avec des tours.

      • La ville était close d'une triple muraille haute de trente coudées, sans les parapets et les tours qui les flanquaient tout à l'entour par égales distances Rollin, Hist. anc. Œuv. t. I, p. 545, dans POUGENS
  2. 2Terme d'architecture. Il se dit des ouvrages ou ornements qui terminent une façade. Des pilastres flanquent les encoignures.

  3. 3Être placé à côté comme accompagnement. Quatre plats flanquaient cet énorme pâté.

  4. 4Terme militaire. Se placer sur le flanc d'un bataillon, d'un corps d'armée pour le protéger. Un régiment de cavalerie flanquait la division.

    • Par extension, frapper dans le flanc d'un ennemi qui entreprend une défense oblique.

Étymologie

Flanc. On trouve flanqué avec le sens de : qui a un flanc.

2flanquer v. a. (flan-ké)

  1. Terme populaire. Lancer un coup ; jeter brusquement quelque chose à quelqu'un. Flanquer un coup de pied. Flanquer une assiette à la tête de quelqu'un. Ils se sont flanqué des coups de bâton.

    • Il prend aussi pour régime un nom de personne. Je vous flanque à la porte.

    • Se flanquer, v. réfl. Se jeter. Se flanquer contre le mur. Se flanquer dans la boue. Il s'est flanqué par terre.

Étymologie

Ce paraît être le verbe flaquer, avec intercalation d'une nasale. Cependant on cite le scandinave flengja, frapper ; angl. to fling, lancer.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander