fonts s. m. plur. (fon ; l's se lie : des fon-z ornés)
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Dans l'ancienne Église, vaisseau où l'on pratiquait le baptême par immersion.
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Aujourd'hui, vaisseau où l'on reçoit l'eau qui tombe pendant l'administration du baptême. Les fonts baptismaux.
Est-ce là ce que vous avez promis sur les sacrés fonts où vous fûtes régénéré en Jésus-Christ ?
Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 344On garde dans la chapelle de Vincennes les fonts baptismaux qui servent aux enfants de France
SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 139, dans POUGENS
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Tenir un enfant sur les fonts, en être le parrain ou la marraine.
Le cardinal de Richelieu devait tenir sur les fonts Mademoiselle [d'Orléans]
Retz, I, 23
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Fig. et familièrement. Tenir quelqu'un sur les fonts, s'en entretenir en détail, ou le questionner minutieusement.
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Étymologie
Provenç. font, s. f. ; anc. espagn. fonte ; espagn. mod. fuente ; portug. et ital. fonte ; du lat. fons, fontis, fontaine. Dans l'ancienne langue, font est employé souvent pour fontaine, et alors il est d'ordinaire féminin : c'est pour cela qu'on trouve, en noms de lieux, Bellefond, Froidefont, Fontfrède, etc. ; et dans fonts baptismaux, il pourrait, d'après la règle de l'ancienne grammaire, être féminin, comme lettres l'est dans lettres royaux. Mais le masculin se trouve même dans le XIIe siècle ; on peut penser que, pour ce terme, l'usage ecclésiastique avait conservé au mot son genre étymologique.