1fourbe adj. (four-b')
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Qui a recours, pour tromper, à des moyens odieux.
- Et vous m'avez cru fourbe ou de peu de pouvoir Corneille, Poly. V, 6
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Fig.
Imagination, c'est cette partie décevante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours
Pascal, Pensées, t. I, p. 254, édit. LAHURE
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S. m. et. f. Un maître fourbe.
- Quoi ! je suis donc un fourbe, un bizarre, un jaloux ! Corneille, le Ment. II, 3
- Mais à fourbe fourbe et demi Scarron, Virg. IV
- Il court parmi le monde un livre abominable,Un livre à mériter la dernière rigueur,Dont le fourbe a le front de me faire l'auteur Molière, Mis. V, 1
- La fourbe a de l'esprit, la sotte est toute bonne Molière, ib. II, 5
Sors d'ici, fourbe insigne
Boileau, Sat. XIAh ! fourbe, fourbe, tu m'as trompée, tu te livres bien heureusement à la vengeance que j'en veux prendre
Dancourt, Été des coquettes, sc. 20- Ces oracles menteurs d'un temple méprisableQue les fourbes d'Égypte ont rendu vénérable Voltaire, Sémiram. II, 4
Étymologie
Bourguig. forbe ; de l'ital. furbo, fourbe. Diez regarde furbo comme ayant le même radical que fourbir, nettoyer, et par suite dépouiller. C'est d'une façon analogue que polir a donné polisson.