fourmiller v. n. (four-mi-llé, ll mouillées, et non four-mi-yé)
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1S'agiter, se remuer en grand nombre comme des fourmis. Les vers fourmillent dans ce fromage.
- Un peuple d'importuns qui fourmillent sans cesse Boileau, Sat. VI
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On donne aussi pour sujet à ce verbe le nom des choses où est ce qui fourmille.
- Le chemin de fourmis fourmille Scarron, Virg. IV
Au second livre il est dit qu'il tomba de son char et qu'il fut tellement froissé de sa chute qu'il fourmilla de vers
Voltaire, Bib. expl. Machab.Alors toutes les plantes renaissent, les insectes engourdis se réveillent ou sortent de leur nymphe, la terre semble fourmiller de vie
Buffon, Ois. t. I, p. 62, dans POUGENSPays.... qui fourmillent de bossus et de boiteux
J.-J. Rousseau, Ém. I
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2Être épars et en grand nombre.
- Les villages épais fourmillaient par la plaine ;De peuple et de bétail la campagne était pleine Régnier, Épître I
- C'est peu qu'en un ouvrage où les fautes fourmillentDes traits d'esprit semés de temps en temps pétillent Boileau, Art p. I
Dans tous les temps, dans tous les pays, et dans tous les genres, le mauvais fourmille et le bon est rare
Voltaire, Babouc.Les athées fourmillaient en Italie au quinzième siècle
Voltaire, Jenni, 11
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3Être abondant en, rempli de.
- Enfin comme en caquet ce vieux sexe fourmille Régnier, Sat. XII
[Mme de Saint-Géran] C'était une femme d'excellente compagnie, et qui fourmillait d'amis et d'amies
Saint-Simon, 35, 149Le monde fourmille de philosophes qui se disputent la vaine gloire de connaître la faiblesse de l'esprit humain
VAUVENARGUES, Nouv. max. 23
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4Être le siége d'un picotement. Toute la main me fourmille.
Étymologie
Fourmi ; Berry, fromiller ; bourguig. fremillai ; picard, fremioner ; wallon, frumehî, froumehî ; namur. frimejî, frumejî : provenç. formicar ; espagn. hormigar ; portug. formigar ; ital. formicare.