fourrager (fou-ra-jé. Le g prend un e devant a ou o : je fourrageais, nous fourrageons)
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1V. n. Aller au fourrage. On était contraint d'aller fourrager bien loin. La cavalerie fourrageant fut surprise et dispersée.
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Fig. et familièrement. C'est un homme qui va fourrageant dans tous les livres, c'est un compilateur, ou c'est un plagiaire.
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2V. a. Ravager. Fourrager tout un pays. Les lapins ont fourragé mon jardin.
Les gens dont mon gibier aura fourragé la récolte
J.-J. Rousseau, Ém. IV
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Familièrement. Mettre en désordre. Fourrager des papiers.
Donc, quoiqu'on ait tantôt fourragé nos valises
HAUTEROCHE, Espr. follet, III, 4
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3Fournir de fourrage, nourrir avec du fourrage.
L'eau et le bois manquent [au Gothard] ; le bétail en divers endroits n'a pu être fourragé
Journ. de Genève, dans Journ. offic. 15 déc. 1874, p. 8309, 3e col.On mande de Berne... : La pénurie [de foins] de ces dernières années a obligé le cultivateur à fourrager le bétail avec la paille
Journ. offic. 5 juill. 1876, p. 4860, 1re col.
Étymologie
Fourrage ; wallon, fôrêie ; bourguig. foraigé ; provenç. fourrejar, fourregiar ; espagn. forragear ; ital. forraggiare.