fourrier s. m. (fou-rié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : les fou-rié-z et les sergents)
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1Autrefois, officier qui servait sous un maréchal des logis et dont la fonction était de marquer le logement de ceux qui suivaient la cour.
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Fig. Avant-coureur.
....Songez qu'à votre âge Mille accidents fâcheux suivent le mariage.... Et cet heureux hymen qui les charmait si fort [les vieillards qui se marient], Devient souvent pour eux un fourrier de la mort
Corneille, Suivante, II, 1
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Il se dit quelquefois en ce sens figuré au féminin. La fourrière du jour, l'Aurore.
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2Aujourd'hui, sous-officier chargé de pourvoir au logement des soldats, de répartir les vivres, etc. Le fourrier de la compagnie.
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Adjectivement. Sergent-fourrier. Maréchal des logis fourrier.
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Fig. et familièrement. Il est bon fourrier, il garde le meilleur ou le plus gros morceau pour lui (en parlant de celui qui sert à table). On dit de même à celui qui ne se réserve rien : Vous seriez mauvais fourrier.
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3Terme de marine. Se dit de celui qui travaille, en sous-ordre, aux écritures du service et de la comptabilité.
Étymologie
Provenç. folrier ; bas-lat. fodrarius, de fodrum, fourrage (voy. FEURRE). Le fourrier était originairement celui qui allait fourrager, puis celui qui pourvoit aux logements, aux vivres, etc.