frétiller v. n. (fré-ti-llé, ll mouillées, et non fréti-yé)
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Se remuer par des mouvements vifs et courts. Cette carpe frétille encore.
- Je suis même trompé, si sous sa jupe bleueJe n'ai point vu deux fois frétiller une queue HAUTEROCHE, Esprit follet, IV, 4
Je sentis fretiller le bonhomme Richelieu, qui me demanda si cela serait long
Saint-Simon, 343, 246
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Familièrement. Les pieds lui frétillent, se dit d'un homme qui a impatience de s'en aller.
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La langue me frétille, j'ai grande envie de parler.
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
Étymologie
Berry, fertiller ; provenç. frezilhar. Saumaise a proposé un verbe fritillare, dérivé de fritillus, cornet à dés, à cause des mouvements donnés au cornet. Diez, d'après Frisch, préfère un verbe fictif frictillare, fréquentatif de frictare ou fricare, frotter. Mais du Cange donne fritillare, piler du poivre dans un mortier, et fritillum, fratillum, mortier à piler du poivre ; c'est le mouvement de va-et-vient du pilon qui a donné frétiller. Quant à fratillum, il est dans Isidore sous la forme plus intacte de fractillum, ce qui conduit à fractum, supin de frangere, briser, le pilon étant considéré comme instrument qui brise.