fricassée s. f. (fri-ka-sée)
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1Viande fricassée. Faire une fricassée. Une fricassée de poulet, de lapin.
- Entra serviette au bras, et fricassée en main Régnier, Sat. X
Ajoutez à cela la fricassée de six poulets de Ragotin, et vous conviendrez qu'on n'y fit pas mauvaise chère
Scarron, Rom. com. II, 16
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Par plaisanterie. Une bonne fricassée de pain sec, un morceau de pain sec.
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Homme savant en fricassée, homme qui se connaît en bons morceaux, qui se plaît à faire bonne chère.
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Il est malheureux en fricassée, se dit d'un homme qui n'attrape pas les bons morceaux ; et, au figuré, d'un homme malheureux en ses entreprises.
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Sentir ou flairer de loin la fricassée, se dit de quelqu'un qui vient dîner sans être invité, qui arrive, comme on dit, au bon moment.
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Ce n'est pas là une grande fricassée, se dit d'une chose qu'on veut mépriser.
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2Fig. et particulièrement. Tas d'objets amalgamés comme une fricassée.
La fricassée d'anges de Fragonard est une singerie de Boucher
Diderot, Salon de 1767, Œuv. t. XV, p. 24, dans POUGENS, au mot singerie.
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Populairement. Faire une fricassée, tout casser, tout réduire en morceaux.
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3Il s'est dit pour petit repas, repas sans façon donné à la campagne ou hors de chez soi.
M. de la Trousse nous donna hier une fricassée à Vincennes ; Mme de Coulanges, Corbinelli et moi, voilà ce qui composait la compagnie
Mme de Sévigné, 272
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4Danse ancienne très irrégulière et souvent fort libre.
La seule fricassée telle que Dauberval et la maîtresse du logis [Mlle Guimard] l'exécutaient au milieu d'un hourra de bravos, ferait en six mois la fortune de six directeurs de l'Opéra
C. BLAZE, Hist. de l'Acad. de musique, t. I, § VIII, p. 269
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5Ancien terme militaire. Batterie de tambour formée de coups précipités, et dont on se servait pour assembler une troupe.
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6Fricassée ou friture, nom que l'on donne quelquefois aux sardineries.
Étymologie
Fricassé ; bourguign. fricaissie. Villon a dit fricassure.