Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

fronder dans le Littré

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fronder v. a. (fron-dé)

  1. 1Lancer avec la fronde.

    • Absolument.

      • Par extension. Il lui fronda une assiette à la tête.

      • Fronder quelque chose ou quelqu'un, le frapper avec une chose lancée.

        • Rincy, méprisant la soupe de village, entame un pain, le trouve dur et trop rassis, en fronde un abricotier voisin Scarron, Lett. Œuvres, t. I, p. 210, dans POUGENS
  2. 2Absolument, s'est dit, sous la minorité de Louis XIV, pour prendre part aux intrigues, aux luttes de la Fronde.

    • Par extension.

      • L'art de fronder et bouleverser les États, est d'ébranler les coutumes établies, en sondant jusque dans leur source, pour marquer leur défaut de justice Pascal, Du vrai bien, 4, éd. FAUGÈRE.
  3. 3Faire le mécontent, le critique à l'égard de choses ou de personnes.

    • Absolument.

      • C'est un homme qui passe sa vie à fronder, se dit d'un homme qui montre une humeur morose, qui désapprouve, blâme tout.

Remarque

Fronder, dans le sens de faire la guerre de la Fronde, et puis de blâmer, vient du mot, rapporté plus haut, de Bachaumont. Quelques jours après, le même Bachaumont, entendant opiner quelques-uns de messieurs du parlement en faveur du ministère, se souvenant de sa comparaison, dit qu'il allait fronder cet avis. Ces mots ayant été reçus avec approbation par ces conseillers, et employés ensuite heureusement en vers par M. de Marigny, on appela frondeurs ceux qui étaient contraires au ministre et au ministère.

Étymologie

Fronde ; provenç. fondeiar.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander