frottement s. m. (fro-te-man)
-
1Action de frotter.
L'union de deux rivières en une les fait couler plus vite, parce qu'au lieu du frottement des quatre rives, elles n'ont plus que celui de deux à surmonter
Fontenelle, Guglielmini.La percussion, le frottement et même la seule exposition aux impressions de l'atmosphère, suffisent pour donner au fer cette vertu magnétique
Buffon, Min. t. IX, p. 86, dans POUGENS
-
2Terme de mécanique. Résistance que les corps éprouvent à se mouvoir les uns sur les autres, et qui est due à ce qu'il y a toujours quelques aspérités de l'un qui s'engagent dans les cavités de l'autre. Diminuer le frottement.
La mécanique a ses frottements qui changent ou arrêtent les effets de la théorie ; la politique a aussi les siens
Montesquieu, Esp. XVII, 8
-
Frottement de la première espèce ou frottement de glissement, celui d'un corps qui glisse simplement sur un autre. Frottement de la seconde espèce ou frottement de roulement, celui des corps qui tournent ou roulent les uns sur les autres.
-
Terme d'horlogerie. Ajuster à frottement, faire un frottement, ajuster des pièces les unes dans les autres avec un certain degré de précision.
-
3Terme de médecine. Bruit de frottement ascendant et descendant, bruit qu'on entend quand la surface de la plèvre costale ou pulmonaire est devenue raboteuse.
-
4Fig. Fréquentation, contact. Le frottement du monde.
Étymologie
Frotter.