funérailles s. f. plur. (fu-né-râ-ll', ll mouillées, et non fu-né-râ-ye)
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1Cérémonie des enterrements pompeux.
En louant l'homme incomparable dont cette illustre assemblée célèbre les funérailles et honore les vertus, je louerai la sagesse même
Bossuet, le Tellier.- Dois-je oublier Hector privé de funérailles ? Racine, Andr. III, 8
Quand on fit les funérailles du roi
Fénelon, Tél. IIAprès sa mort [d'Aristide], on ne trouva point chez lui de quoi faire les frais de ses funérailles
Rollin, Traité des Ét. liv. V, 3e part. ch. 2C'est un usage de ne célébrer les funérailles des rois de France que quarante jours après leur mort
Voltaire, Hist. parl. ch. 45
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Fig.
Les funérailles de la félicité publique morte en France depuis plus de quatre ans
Boileau, à Brossette, lett. 5 mai 1709- Quand Louis et Colbert, sous les murs de Versailles,Réparaient des beaux-arts les longues funérailles André Chénier, l'Invention.
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2Poétiquement. La mort.
Qui n'eût cru que ses murailles [de Sedan], Que défendait un lion, N'eussent fait des funérailles Plus que n'en fit Ilion ?
Malherbe, II, 2- N'avancez pas par là vos propres funérailles Corneille, Médée, III, 4
- Je l'ai vu tout sanglant au milieu des bataillesSe faire un beau rempart de mille funérailles Corneille, Cid, I, 8
Jadis la Grèce eût vingt ans Sans fruit vu les funérailles De ses plus fiers combattants
Boileau, Ode sur Namur.- Ce jour presque éclaira vos propres funérailles Racine, Bérén. I, 3
Synonymes
FUNÉRAILLES, OBSÈQUES. Ces deux mots désignent les différentes cérémonies qui accompagnent un enterrement, avec cette différence qu'obsèques est le terme général, se disant aussi bien du plus modeste enterrement que de l'enterrement le plus somptueux ; tandis que funérailles implique la somptuosité et l'éclat. Funérailles est d'ailleurs un terme du style élevé ; obsèques est de tous les styles.
Étymologie
Lat. funeralia, neutre pluriel de funeralis, relatif aux funérailles, dérivé de funus, funeris, obsèques ; provenc. funerarias ; catal. funeraria.