Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

g dans le Littré

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g s. m. (jé)

  1. La septième lettre de l'alphabet et la cinquième consonne.

    • Le son propre de cette lettre est guttural devant les voyelles fortes, a, o, u : galerie, gosier, guttural, et il se conserve à la fin des mots quand on le prononce : Agag, whig, et devant une autre consonne : Bagdad, règle, aigrir. Outre ce son propre, le g a un son dérivé, chuintant, tel que celui du j devant les voyelles faibles e, i, y : gîte, gésier, gynécée.

    • Quand il faut, devant l'e, l'i, l'y, que g ait le son qui lui est propre, on le fait suivre d'un u : guider, guenon. Au contraire, quand on veut, devant a, o, u, lui donner le son chuintant, on le fait suivre d'un e muet : geai, geôle, gageure, prononcés jai, jôle, gajure.

    • Gn a un son particulier qui ne peut-être figuré et qui doit être perçu par l'oreille : magnanime, ignorant, etc. ; ce son est le même que pour le gn italien et le ñ espagnol ; bien qu'il soit figuré par deux caractères, c'est pourtant une articulation simple et qui pourrait être représentée par un seul caractère.

    • Gn, dans quelques mots venus du grec ou du latin, garde la prononciation qui appartient à chacune des deux lettres : gnostique, igné.

    • G final, précédé d'une nasale, est muet : long, rang ; mais, suivi d'un mot commençant par une voyelle ou une h muette, il devient sonore, et se prononce d'ordinaire comme un k : de rang en rang, un long hiver ; non sans exception pourtant ; car g final est muet, même devant une voyelle, dans certains mots : seing, étang.

    • G, en chimie, signifie glycinium.

    • Terme de musique. G-ré-sol, pour sol-si-ré-sol, indique le ton de sol, dans l'ancienne solmisation française. Il indique le sol dans la solmisation allemande et anglaise.

    • G, sur les anciennes monnaies de France, est la marque de la monnaie frappée à Poitiers.

  2. 2Dans les études de notaire, la cote G se dit des objets insignifiants qu'un clerc s'approprie pendant les inventaires : il classe aux cotes A, B, etc. suivant leur nature les objets de valeur inventoriés, et ceux qu'il prend passent, comme on dit, à la cote G. C'est un calembour, g pour j'ai.

Étymologie

G latin, γ, gamma grec, qui vient du g phénicien, nommé gimel, proprement le cou du chameau ; ainsi dit de sa forme.

Supplément

G. Ajoutez : G est la marque des monnaies françaises frappées à Genève, de l'an VI à l'an XIII.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander