Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

garde-robe dans le Littré

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1garde-robe s. f. (gar-de-ro-b')

  1. 1Chambre destinée à renfermer les habits, le linge, et toutes les hardes.

    • Grande armoire où l'on suspend des habits, des robes, sans les plier.

      • Est-ce, madame, qu'à la cour une armoire s'appelle une garde-robe ? - Oui, butorde, on appelle ainsi le lieu où l'on met les habits Molière, Escarb. 3
  2. 2Par extension, tous les habits à l'usage d'une personne. Cet homme a une garde-robe très riche.

    • On dit dans un sens analogue : la garde-robe d'un acteur.

  3. 3Chez les souverains et les princes, la garde-robe, tout ce qui regarde les habits et le linge du roi. Grand maître de la garde-robe. Officier de la garde-robe. Valet de la garde-robe. Valet de garde-robe.

    • Je ne doute pas qu'il n'en soit de même de la fille de garde-robe qui a pris le nom de sa maîtresse, la femme de Czarowitz D'Alembert, Lett. au roi de Prusse, 2 mars 1772
    • Qu'on mette à Genève un roi avec un gros budget, chacun quittera l'horlogerie pour la garde-robe Paul-Louis Courier, Livret.
  4. 4Lieu où l'on mettait la chaise percée, alors que les latrines n'étaient pas communes dans les maisons.

    • M. de Richelieu avait pris un lavement ; il demanda ma garde-robe et y monta en grande hâte Saint-Simon, 18, 217
    • Pour lui présenter en pompe à midi ce qu'il va déposer le soir dans sa garde-robe J.-J. Rousseau, Ém. III
    • Je lisais à la garde-robe et je m'y oubliais des heures entières J.-J. Rousseau, Conf. I
    • Aller à la garde-robe, satisfaire le besoin d'évacuer les excréments.

      • Un homme ne pouvait être regardé comme un dieu par ceux qui l'avaient vu aller à la garde-robe Voltaire, Mœurs, 1er homme.
      • Ce monarque [Henri III] n'allait à la garde-robe qu'avec une difficulté extrême Voltaire, Oreilles, 7
      • Il m'a conté souvent que Cromwell n'avait pas été à la garde-robe depuis huit jours lorsqu'il fit couper la tête à son roi Voltaire, ib. 7
      • La garde-robe a tant d'empire qu'un dévoiement rend souvent un homme pusillanime Voltaire, ib. 7
    • Garde-robe à l'anglaise, cuvette de faïence munie au fond d'un piston.

    • Une garde-robe, une évacuation alvine. Sa médecine lui a fait avoir trois ou quatre garde-robes.

  5. 5Nom donné vulgairement à diverses plantes odorantes auxquelles on attribue la propriété d'écarter des vêtements les insectes : la santoline, l'aurone (voy. AURONE), etc.

    • Au plur. des garde-robes.

Remarque

Tous les mots de ce genre étant masculins, comment se fait-il que celui-ci soit féminin ? Il est ancien ; mais, à l'origine, c'était souvent la dernière partie du mot qui donnait le genre : la tranche-teste pour le bourreau, dans Froissart, II, III, 8. Au reste on tenta, au XVIe siècle, de le faire masculin suivant l'analogie.

Étymologie

Garder, robe.

2garde-robe s. m. (gar-de-ro-b')

  1. Tablier de toile que les femmes et les enfants portent pour conserver leurs vêtements.

    • Au plur. Des garde-robes.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander