garnement s. m. (gar-ne-man. Ménage recommande de ne pas prononcer garniment, prononciation qui est la prononciation ancienne et qui était encore en usage chez quelques personnes)
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Mauvais sujet, libertin, vaurien.
- Mais hélas ! toute mon offenseEst d'avoir avec violenceAimé ce mauvais garnement Scarron, Virg. IV
- Le peuple des souris croît que c'est châtiment....Enfin qu'on a pendu le mauvais garnement La Fontaine, Fabl. III, 18
- Et j'ai prédit cent fois à mon fils votre père,Que vous preniez tout l'air d'un méchant garnement Molière, Tart. I, 1
On ne savait ce qu'était devenu le chevalier de la Ferté, qui était un étrange garnement
Saint-Simon, 119, 57Que cet objet charmant Soit préservé d'un pareil garnement !
Voltaire, l'Enf. pr. I, 1M. de Louvois avait reçu une lettre de l'interrogant bailli, qui dépeignait l'ingénu comme un garnement qui voulait brûler les couvents et enlever les filles
Voltaire, Ingénu, 9Cette femme et Birton et les garnements de son cortége
Voltaire, Jenni, 6Oh, le petit garnement ! aussi leste que joli
BEAUMARCHAIS, Mar. de Figaro, II, 15
Étymologie
Provenç. garnimen ; catal. guarniment : anc. espagn. guarnimiento ; ital. garnimento. On suit sans peine la transformation des sens : d'abord ce qui garnit, ornement, armure, vêtement ; puis ce qui défend, défenseur ; de là, appliqué à une personne, bon garnement, mauvais garnement, et enfin, le mot se spécialisant tout à fait et perdant son sens favorable, mauvais sujet.