gascon, onne s. m. et f. (ga-skon, sko-n')
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1Habitant de la Gascogne.
De tous les Gascons que j'ai jamais vus, vous me paraissez le plus drôle et le plus divertissant, je vous assure
Dancourt, Cur. Compiègne, sc. 4
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Adjectivement.
- Certain renard gascon, d'autres disent normand La Fontaine, Fabl. III, 11
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2Fig. et familièrement. Fanfaron, hâbleur.
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En gascon, sans se compromettre.
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Adjectivement.
- Tout a l'humeur gasconne en un auteur gascon Boileau, Art p. III
Seissac était fort riche, fort gascon, gros joueur et beaucoup du grand monde
Saint-Simon, 55, 168Il faut une âme vigoureuse venue au monde précisément dans le temps où la raison commence à éclairer les hommes et à les placer entre l'inutile fatras de Grotius, et les saillies gasconnes de Montesquieu
Voltaire, Lett. Servan, 13 janv. 1768
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3S. m. Patois propre aux habitants de la Gascogne, qui est un dialecte de la langue d'oc.
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Adjectivement.
M. Ménage dit de même que cette façon de parler est gasconne et non pas française ; mais, comme il y a grand nombre de Gascons à la cour, elle est si usitée qu'il n'ose la condamner
Vaugelas, Rem. notes, Th. Corn. t. II, p. 495, dans POUGENS
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Synonymes
GASCON, NORMAND. Ces deux mots sont pris habituellement dans le sens de menteur, mais avec les différences propres aux provinces qu'ils rappellent. Le Normand, comme coutumier des procès, ment par ce qu'il dissimule la vérité ; le Gascon ment comme vantard et fanfaron. Le Louvre tout entier tiendrait dans une des cours du château de mon père ; c'est un Gascon qui parle ainsi et non pas un Normand.
Étymologie
Lat. Vasco, nom de l'ancien peuple qui habitait le pied des Pyrénées.