1gaule s. f. (gô-l')
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1Grande perche. C'est avec une gaule qu'on abat les noix.
Si j'avais tué une dinde sauvage, un ramier, un faisan des bois, nous le suspendions devant le chêne embrasé, au bout d'une gaule plantée en terre, et nous abandon nions au vent le soin de tourner la proie du chasseur
Chateaubriand, Atala, le Récit, les Chasseurs
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2Bâton.
- Tu peux choisir, ou de manger trente aulx,Ou de souffrir trente bons coups de gaules,Bien appliqués sur tes larges épaules.... La Fontaine, Paysan.
- Il ne me fallait pas payer en coups de gaule Molière, l'Ét. II, 9
- Champagne un beau matin reçut cent coups de gaule,Que depuis plus d'un an lui promettait Lafleur :Dieu soit loué ! dit-il, en se frottant l'épaule,Me voilà guéri de la peur PONS, (de Verdun), Contes et poés. div. p. 93
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3Terme de manége. Petite branche de houx, ou baguette très flexible servant à instruire ou à châtier les chevaux.
La gaule est la houssine que le cavalier tient de la main droite, tant pour représenter l'épée que pour conduire le cheval
RICHELET- Et tenant une gaule,Ainsi qu'à leurs chevaux nous en flattent l'épaule Régnier, Sat. IV
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Main de la gaule, la main droite du cavalier, celle qui tient la houssine.
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Aider de la gaule, en frapper légèrement sur l'épaule du cheval.
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4Terme de pêche. Manche de la ligne.
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5Terme de marine. Levier qui meut le piston d'une pompe.
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Gaule d'enseigne, bâton de pavillon de poupe.
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Étymologie
Normand et picard, vaule ; Hainaut, waule ; probablement du latin vallus, pieu. Diez, remarquant que le mot paraît appartenir au nord de la France, préfère le goth. valus, en frison walu, bâton. On peut aussi songer au celtique : breton, gwalen, verge ; kymri, gwialen ; cornw. guaylen.