1gaze s. f. (ga-z')
-
1Espèce d'étoffe fort claire, faite de soie ou de fil d'or et d'argent.
La vieille lui baisa les franges de sa robe de gaze
Voltaire, Taureau, 2On doit à leurs travaux réunis [de Montigni et de Holker] la perfection actuelle de nos quincailleries et de nos fabriques de gaze
Condorcet, Montigni.- J'aime un sein qui palpite et soulève une gaze André Chénier, Poésies diverses, p. 231
-
Par analogie.
Ceux-là [des poissons] dorment dans un rayon de soleil qui pénètre la gaze argentée des flots
Chateaubriand, Génie, I, v, 4
-
Terme de point d'Alençon. Voy. REMPLI.
-
2Fig. Voile, adoucissement.
- Nuls traits à découvert n'auront ici de place ;Tout y sera voilé, mais de gaze, et si bienQue je crois qu'on n'en perdra rien La Fontaine, Tabl.
Le cardinal de Bouillon prétexta quelques affaires à Naples ; cette gaze n'empêcha pas tout Rome de voir fort clair à travers
Saint-Simon, 148, 167- Quoi qu'il en soit, ma Minerve sévèreAdoucira ces grotesques portraits,Et, les voilant d'une gaze légère,Ne montrera que la moitié des traits Gresset, le Lutrin vivant.
-
3
Nom, dans l'Oise, du vesceron, ervum hirsutum, L.,
les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 64
Étymologie
Normand, gaze, la vesce, ainsi dite à cause de la finesse de son feuillage ; bas-lat. gazzatum, gaze ; de Gaza, d'après du Cange, ville d'Orient où l'on fabriquait cette étoffe.