1girouette s. f. (ji-rou-è-t')
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1Feuille de tôle taillée ordinairement en forme de banderole, et mobile sur un pivot, qu'on place sur le haut des maisons pour indiquer la direction du vent.
Qu'on emporte quelques tableaux et quelques girouettes, pourvu qu'on nous laisse les murailles et le toit
Guez de Balzac, 6e disc. sur la cour.Il n'était permis qu'aux nobles de mettre des girouettes sur leurs maisons ; on prétend même que, dans l'origine, il fallait avoir monté des premiers à l'assaut de quelque ville, et avoir planté sa bannière ou son pennon sur le rempart
SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 173, dans POUGENSJe suis assez semblable aux girouettes qui ne se fixent que quand elles sont rouillées
Voltaire, Lett. d'Albaret, 10 avr. 1759Vous n'avez qu'à regarder une girouette ; elle tourne tantôt au doux souffle du zéphyr, tantôt au vent violent du nord : voilà l'homme
Voltaire, Facéties, Pot pourri, 12
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Fig. Tourner à tous vents comme une girouette, changer d'opinion, de parti à tous les vents, à toutes les occasions ou circonstances.
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On dit aussi faire la girouette.
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2Terme de marine. Toile tendue sur un cadre de bois qu'on place en haut des mâts.
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3Fig. C'est une girouette, se dit de celui qui change souvent de sentiments, d'opinions.
Un chancelier à qui les exils n'avaient laissé que la terreur et une flexibilité de girouette
Saint-Simon, 342, 231Adieu donc, soubrette ennemie, adieu, mon petit cœur fantasque ; adieu, la plus aimable de toutes les girouettes
Marivaux, Heur. stratag. III, 1L'Être nécessairement éternel ne peut être une girouette
Voltaire, Oreilles, 4
Étymologie
Mot composé comme pirouette, et venant du latin gyrare, tourner, qui vient de γύρος, tour ; ital. girotta.