1glacé, ée part. passé (gla-sé, sée)
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1Converti en glace.
Le 6 décembre, le jour même qui suivit le départ de Napoléon, le ciel se montra plus terrible encore ; on vit flotter dans l'air des molécules glacées ; les oiseaux tombèrent roidis et gelés
Ségur, Hist. de Nap. XII, 2
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Se dit d'une rivière dont la superficie s'est convertie en glace.
- On pourra voir la Seine à la Saint-Jean glacée Boileau, Sat. I
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Durci en glace par le froid. La terre est glacée.
Si l'on veut supputer la surface de cette zone glacée depuis le pôle jusqu'au 82e degré de latitude, on verra qu'elle est de plus de cent trente mille lieues carrées
Buffon, 6e époq. nat. Œuv. t. XII, p. 314, dans POUGENSLe Vop coulait sur un lit de fange que resserrent deux rives escarpées ; il fallut trancher ses berges roides et glacées et donner l'ordre de démolir, pendant la nuit, les maisons voisines pour en construire un pont
Ségur, Hist. de Nap. IX, 13
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2Par exagération. Très froid. Vos mains sont glacées.
- Sorti des flancs glacés de l'humide Neustrie Voltaire, Tancr. I, 1
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Fig. La main glacée, les mains glacées de la mort.
Quoi ! attendre à commencer une vie nouvelle, lorsque entre les mains de la mort, glacés sous ses froides mains, vous ne saurez si vous êtes avec les morts ou encore avec les vivants !
Bossuet, Louis de Bourbon.- Je ne suis plus qu'une pensée,L'univers est mort dans mon cœur,Et sous cette cendre glacéeJe n'ai trouvé que le Seigneur Lamartine, Harm. I, 1
L'enfant dont la mort cruelle Vient de vider un berceau, Qui tomba de la mamelle Au lit glacé du tombeau
Lamartine, ib. II, 1
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3Fig. Qui est refroidi et comme glacé par les années, par une impression morale.
- Galba glacé par les années,Que peut-il attenter contre mes destinées ? PÉCHANTRÉ, M. de Néron, II, 5
- Un cœur déjà glacé par le froid des années Racine, Mithr. IV, 5
- Et dès les premiers mots ma langue embarrasséeDans ma bouche vingt fois a demeuré glacée Racine, Bérén. II, 2
Tout le peuple est glacé de crainte
Fénelon, Tél. IXJe suis à la fin de mes jours, mon sang est glacé dans mes veines
Montesquieu, Lett. pers. 14- Ils demeurent glacés, ils tremblent à ta voix Voltaire, Fanat. v, 4
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4Fig. Qui n'a aucune chaleur morale.
- Je hais ces vains auteurs dont la muse forcéeM'entretient de ses feux, toujours froide et glacée Boileau, Art p. II
- Trouverai-je l'amant glacé comme le père ? Racine, Iphig. II, 3
- Ce n'est point un mortel, un héros ; c'est un Dieu ;Aux cœurs les plus glacés il prête un nouveau feu SAURIN, Spart. IV, 1
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Qui n'éprouve pas le sentiment de l'amour.
- Ainsi je brûle en vain pour une âme glacée Racine, Alex. IV, 3
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5Qui n'accueille pas, qui repousse par le froid des manières.
Mme de Ludre lui fit une mine glacée
Mme de Sévigné, 370- S'il fallait, sans amis, briguant une audience,D'un magistrat glacé soutenir la présence Boileau, Lutr. III
- Quel est ce sombre accueil et ce discours glacéQui semble révoquer tout ce qui s'est passé ? Racine, Bajaz. III, 6
- Mais mon âme accabléeÉcoutait sans entendre et ne leur a laisséPour prix de leur transport qu'un silence glacé Racine, Bérén. v, 6
Son valet vient ; faites-lui un accueil glacé
Lesage, Turcaret, I, 1
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6Qui a reçu un enduit donnant l'apparence d'un vernis, le brillant de la glace. Gants glacés. Papier glacé.
Les porcelaines qui ne sont pas de cette espèce et qu'on appelle chine moderne, ont la pâte plus longue, le grain plus fin, et la couverture plus glacée, plus blanche, plus belle
Raynal, Hist. phil. v, 27Toiles unies, rayées, à carreaux, flammées ou glacées
Tabl. annexé aux lett. du 30 sept. 1780, ToursUn petit ruban glacé d'argent que Mme de Warens m'avait donné pour ma petite épée
J.-J. Rousseau, Confess. II
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Taffetas glacé, taffetas de deux couleurs et fortement lustré.
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7Couvert d'une croûte de sucre. Oranges glacées ou confites dans le sucre. Marrons glacés. Gâteaux glacés au rhum.
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8Terme de botanique. Plante glacée, synonyme de glaciale.
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9S. m. État de ce qui est glacé par un enduit, par un vernis. Papier d'un joli glacé. Le glacé des gants.
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Terme de pharmacie. Sucre imprégné d'huile essentielle ou de principe extractif, dont on fait avec de l'eau une pâte qui, soumise à l'action du calorique, se fond, et dans cet état peut être coulée dans des moules, où elle se solidifie, par le refroidissement, en tablettes.
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