glas s. m. (glà ; l's se lie : le glâ-z attristant)
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Son d'une cloche qu'on tinte pour annoncer la mort ou l'agonie de quelqu'un.
La plume échappe de sa main ; il [l'athée] écoute avec effroi le glas de la mort
Chateaubriand, Génie, IV, I, 1- Nul temple n'a gémi dans nos villes ; nul glasN'a passé sur nos fronts criant : hélas ! hélas ! Victor Hugo, Voix, 2
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Par extension.
Quand la cloche des ténèbres Balance ses glas funèbres
Lamartine, Harm. II, 1De toutes les heures.... Aucune à l'oreille insensible Ne sonne d'un glas plus terrible Que ce dernier coup de minuit
Lamartine, ib. IV, 4
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Se dit des salves d'artillerie tirées aux funérailles d'un souverain ou d'un militaire élevé en grade.
Remarque
On a dit glais dans le XVIIe siècle, et Richelet le préfère à glas.
Étymologie
Bourg. clas ; prov. clas ; ital. chiasso ; du lat. classicum, signal avec la trompette, de classicus, qui est relatif à une classe, à une réunion, de classis, une certaine partie du peuple romain (voy. CLASSE). Le classicum était proprement un signal de trompette pour réunir, rassembler. Le nom de ce signal a passé à une sorte de sonnerie. On trouve aussi glas pour aboiement, grand bruit ; dans le sens d'aboiement, c'est le même que le provençal glat qui a ce sens et tient au verbe glatir (voy. GLAPIR).