glouton, onne adj. (glou-ton, to-n')
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1Qui mange avec avidité, avec excès.
Chasse des soldats gloutons La troupe fière et hagarde Qui mange tous mes moutons Et bat celui qui les garde
La Fontaine, Poés. mêlées, XVII
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Il se dit des choses.
- Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons,J'ai dévoré force moutons La Fontaine, Fabl. VII, 1
- Son vœu l'avertit d'être sage ;Son appétit glouton n'est pas du même avis LA MOTTE, Fabl. I, 8
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Substantivement. Un glouton, une gloutonne.
Nous voulons, dirent-ils, étouffer le glouton Qui nous a pris Robin-mouton
La Fontaine, Fabl. IX, 19- Vous n'exaltez, maîtres gloutons,Que la gloire des marmitons Béranger, Gourm.
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2Terme de zoologie. Les gloutons, nom d'un genre de mammifères de l'ordre des carnassiers.
Il y a au Kamtschatka un animal appelé glouton, dont la fourrure est si estimée, que, pour dire qu'un homme est richement habillé, on dit qu'il est vêtu de fourrure de glouton
Buffon, Quadrup. t. XIII, p. 5
Étymologie
Bourg. glôton ; wallon, glot, friand ; prov. glot, gloto ; anc. cat. glot, glotó ; esp. gloton ; port. glotão ; ital. ghiotto, ghiottone ; du lat. gluto, glutonis, de glutus, gosier. On signale, dans le kimry, glwth, vorace. Dans le vieux français, li gloz, nominatif singulier, du latin glúto ; le gloton, régime singulier, de glutónem ; li gloton, nominatif pluriel, de glutónes ; les glotons, régime pluriel. Le provençal suit la même déclinaison. C'est de gloz au nominatif que dérive glout, employé pour glouton dans les âges postérieurs, et même par la Fontaine. Dans l'ancienne langue, gloz, gloton avait un sens plus étendu, et était un terme d'injure signifiant méchant.