godelureau s. m. (go-de-lu-rô)
-
Familièrement et par dénigrement, jeune homme d'une conduite étourdie, qui fait le joli cœur auprès des femmes.
La chambre des comédiennes était déjà pleine des plus échauffés godelureaux de la ville
Scarron, Rom. com. I, 6Et je ne puis souffrir que cent godelureaux à ma femme chez moi débitent mots nouveaux
HAUTEROCHE, les Appas tromp. I, 10Ce sont de beaux morveux, de beaux godelureaux pour donner envie de leur peau
Molière, l'Avare, II, 6- J'ai peine, je l'avoue, à demeurer en place,Et de mille soucis mon esprit s'embarrasse,Pour pouvoir mettre un ordre et dedans et dehorsQui du godelureau rompe tous les efforts Molière, Éc. des femmes, IV, I
- Ah ! le plaisant magot ! que veux-tu ? qui t'amène ? -Une ingrate que j'aime et qu'un godelureauEst venu m'enlever presque chez moi, madame RÉGNARD, les Folies amour. Divertiss.
Étymologie
Bourg. gaudelurô, galurô, jeune homme libertin. Ce mot paraît être un diminutif de Vaudelu ou Godelu, nom que le peuple donnait à une copie, exposée dans l'église du Saint-Sépulcre à Paris, du saint voult de Lucques, sanctus vultus de Luca, c'est-à-dire le Christ en croix de Lucques, sculpture attribuée à Nicodème (DE LABORDE, Émaux, p. 534).